The Mortal Instruments: City of Bones


Je reviens du cinéma ou je suis allé voir The Mortals Instruments!
Belle surprise, je n'ai pas lut les bouquins, parce que c'est du roman teenagers et que c'est pas vraiment mon genre. De plus on m'a dit que sentait le Twilight  à plein nez ( Je me suis fais avoir il y a des années. le jour ou en prenant par hasard un livre noir sur une étagère de Sauramps, je laissais sa chance à ce registre littéraire. Quelle ne fut pas ma bêtise -___- J'ai honte, J'ai honte de m'être ainsi laissé berné), MAIS loin s'en faut, ce film est bien foutu, je regrette simplement d'avoir dû me taper la VF T_T et le moment WHAT THE FUCK, pire qu'un poil pubien dans une soupe de potiron en plein mois d'Octobre, en plein milieu du film! Une scène assez délicate du film bafouée par une bande son digne des pires compositeurs de Gossip Girl !!!! Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Enterrez le goujat qui est parvenu à ruiner la crédibilité de cette scène !!!

Donc je disais,sinon dans l'ensemble, ce film est bien mené. Pas de prologue long et ennuyeux a mourir. On entre tout de suite dans le vif du sujet. L'héroïne n'est ni une pin-up ultra populaire, ni un meuble insipide avec des tics grossiers. Elle est lambda et j'aime beaucoup son état d'esprit et son côté simple! Ce n'est pas une fausse moche, ni un canon. Elle n'est pas tous ces clichés qu'on exècre dans ce genre de films. Qui sont la pour nous faire rêver, mais pas nous faire oublier la réalité.
Ensuite, comme je le disais, on entre dans l'action tout de suite. Pas de chichi, la jeune fille est Confrontée à "l'autre-monde" d'entrée de jeu et sa réaction est DIEU MERCI, NORMALE !!! Pas de "je veux vivre dans ton monde M. le cachet d'aspirine parce que ma vie est morne et sans intéret et que je manque de personnalité, emmène moi dans ton monde de ténèbres j'y serais bien au chaud!" [TAGGLE BELLA] Oui, oui, Quand la situation prend des proportions inimaginables notre protagoniste principale fait ce que tout humain normalement constitué ferait, ses nerfs lâchent et ses jambes aussi! Bon après, il y  a tout le côté mystique qui entoure l'histoire et il faut suivre la logique de ce champ lexical. L'héroïne n'est pas une lopette et il ne lui viendrait pas à l'idée de rameuter toute une flopée d'immortels à canines pour se mouiller à sa place. Elle s'adapte au milieu quitte à adopter le look démoniaque qu'elle qualifie elle-même de péripatéticienne!
Également et pas des moindres, vous apprécierez sans doute le fait que les personnages masculins n'affichent pas d'expression constipée avant d'embrasser quelqu'un. C'est souvent le problème dans les films adaptés de romans teenagers. La souffrance douloureuse de rouler une pelle à une gonzesse.



Enfin, toute cette histoire aurait put être un pari risqué, car bien nombreux furent les casses-gueules dans cette catégorie. On ne compte plus le nombres de Razzie Awards que le dernier Twilight à ramassé, dont celui du plus mauvais jeu d'actrice revenant à l'actrice principale. Être une beauté froide ne suffit pas, surtout sans charisme. Pourtant, elle me donnait espoir dans Snow White and the Huntsman. Viennent ensuite Sublimes créatures et Les Âmes vagabondes. Des flops, des flops et certainement pas soutenus par des acteurs talentueux car trop peu nombreux pour apporter du poids a l’œuvre. Jeremy Irons et Emma Thompson battus a plate couture par un scénario réchauffé et plat. Et Saoirse Ronan et Diane Kruger mises a terre par des personnages creux et sans réel intéret. Pourtant l'histoire avait du potentiel. Pourquoi l'avoir mené ainsi? On m'a pourtant dis que le bouquin valait le détour...
Quand à Pacifim Rim ou on à dû me trainer de force et bien, il m'a mit une claque. Pas le film de l'année, mais un scénario efficace et des personnages concrets avec une psyché bien construite. Sans parler de Ron Perlman dans son rôle Atypique bien que secondaire. Et bien ce film non plus n'a pas eu le succés escompté, c'est grace à la Chine qu'il est parvenu a faire pêter le box office, car au pays de l'oncle Sam ce n'était pas gagné.
Étant donné que le star système d'antan s'effondre (pour de bonnes raisons), que l'on emploie davantage d'acteurs britanniques (plus talentueux, plus expressifs et surtout beaucoup moins chers) et que nombres d'adaptations prometteuses vont voir le jour... Pourquoi ne pas aussi changer les producteurs qui assassinent les scénarios et se foutent de la gueule de notre intellect en servant du ketchup à la place de la sauce tomate maison? L'ARGENT!
Bon okais, Sick Sad World, j'ai rien dit -__-' Je vais me pendre tiens !

Bref, le problème, ce sont les producteurs, dans ce cas de figure.


Pour en revenir à The Mortal Instruments, il semblerait qu'une suite ait été prévue, mais qu'elle ne verra peut-être pas le jour. Pourquoi ? Parce que Constantin Films et ses petits copains producteurs ne sont pas content des résultats. Ils avaient déboursés 60M de dollars pour le film et n'en n'ont récoltés que 37M. Pourtant quand on le compare au cataclysme Lone Ranger, c'est loin d'être l'Apocalypse.
Du coup, les producteurs attendent le verdict du "reste du monde" pour savoir s'ils vont tourner la suite. Qui sait, la chine peut être...


Vous noterez le total look "sorcier de Brooklyn" costard-calbut! ^^
Cette fois, une œuvre pourtant prometteuse risque de tourner court parce que des producteurs n'auront pas eu les couilles de faire face a l'échec commercial? Ou le public était-il mal visé ? Comme Twilight a-t-il put avoir un tel succès a ses débuts par rapport a CE film beaucoup mieux construit et cohérents? Si on s'en réfère au public US, je crois que nous avons la réponse. Il n'y a pas d'histoire d'amour guimauve avec un beau jeune homme poli et scintillant. Non plutôt l’archétype tatoué de partout, arrogant et arborant un look pas très catholique pour nos jeunes ouailles. La jeune héroïne n'est pas une vierge délicate avec du marshmallows en guise de cervelle, mais une nana plutôt débrouillarde qui à l'instinct de survie développée (comprenez qu'elle ne veut pas se faire changer en cadavre). Ah oui et il y a des homosexuels dans cette histoire. BOUH! Je comprend que ça fasse peur, c'est tellement horrible la réalité.

Je pense que c'est ce qui m'a plut dans ce film. Il n'est pas extraordinaire, mais pour un long-métrage de ce genre, il se défend plutôt bien ( si on omet le passage WTF dont je parlais plus haut ). Peut être plus sombre que ses congénères, mais aussi plus mature.



Et la, le casting est légion pour défendre sa pâtée !
 Au commencement, il y avait Jared Harris et Jonathan Rhys Meyers. Deux anciens collègues qui avaient déjà écumés les plateaux ensemble en 1998 pendant le tournage de B.Monkey ( avec Asia Argento et Rupert Everett ). Ils étaient jeunes, ils étaient beaux, ils sentaient bon le... Bref.
Ces deux la n'ont plus grand chose à prouver concernant leur talent (Bien que je trouve certains choix cinématographiques de JRM plutôt discutables ces derniers temps). De plus, ils sont anglais et Irlandais, un talent génétique de plus à mon sens. J'ai d'ailleurs apprécier de les revoir ensemble à l'écran.
Lily collins, je l'avais déjà vu dans Blanche-neige, mais ça n'avais rien d'un rôle très consistant, ce fut donc une agréable surprise, elle est éloquente dans ses expressions sans en faire trop. Le jeu Britannique en somme ( Quoi, je suis fanatique?!)
Kévin Zegers dans le rôle de troisième roue du carrosse. Ce qui donne un coté inattendu au récit. J'apprécie l'originalité. Beaucoup d'autres aimeront moins.
Aidan Turner qui passe du Vampire de Being Human à Loup-loup dans ce film, c'est pas mal. Il reste dans une certaine continuité quand on y pense ( si on omet le Nain Kili ). Il également côtoyé JRM sur le tournage de la série tv Tudors
Rob Sheehan, j'en parle même pas, j'adore cet acteur depuis Misfits et  Kill Bono. J'ai toujours un peu de mal a me faire a l'idée de le voir dans des rôles dramatiques tellement sa prestation dans Misfits m'a marqué, mais il faut bien évoluer. ( Il a également fait parti de l'aventure The Tudors).
Lena Headey plus connu sous le nom de BITCH Lannister dans Game of Thrones reste fidèle a elle-même pour le peu qu'on la voit à l'écran. Mais bon, on ne peut pas la voir tous les jours dans un rôle aussi badass que celui qu'elle a interprété dans DREDD.
Quand à Mr Campbell, je l'avais bien aimé dans Camelot, Anonymous et j'ai décidé d'ôter de ma mémoire son ignoble et redondant "I FEEEEEEEEEEEEL YOU JOHANNA" ( sweeney todd). NON cela n'a jamais exister T_T!!!
Bon je n'omet pas Kevin Durand abonné aux rôles de gros bras pas très futés, ni Jemina West dont j'ai seulement put apprécier la prestation dans Maison Close.
Une belle brochette Irlando-britannique (et un peu de canadiens) en somme!Twisted Evil



Selon moi ce film mérite un minimum d'attention pour les amateurs du genre. Il n'est ni insipide ni guimauve. Simple et efficace dans son genre, sans prétention à savourer sans se prendre la tête.
J'attends une suite, car pour moi, ce film n'était qu'un commencement. Le balbutiement de quelque chose voué a devenir plus mûr et plus intéressants encore.
Et si les producteurs sont cons, je me taperais les Six trilogies en bouquins -__-'
Bon sang, j'avais dit plus JAMAIS de romans teenagers >__< !



Mamà



Au premier abord, on vous diras que ce n'est plus ni moins qu'un conte horrifique.
D'entrée on comprend que le film ne sera pas tendre parce que les protagonistes principaux sont des enfants. D'ailleurs, je salue au passage la performance de ces deux fillettes. Surtout Isabelle Nélisse, elle est à la limite du "dérangeant".
Donc on démarre fort avec une mise en scène violente et radicale. Le Papa a pété un câble et c'est au bord de la dépression qu'il embarque ses deux gamines de 3 et 1 ans dans la forêt. La, il trouve une baraque abandonnée et s'y engouffre avec ses mioches qui ne comprennent rien à la situation ( nous non plus d'ailleurs ). C'est au moment ou le père s'apprête à commettre l'irréparable que l'histoire commence.








5 ans plus tard, Victoria et Lily sont retrouvées dans la cabane au fond du ja... euh, dans la forêt. C'est leur oncle Lucas (le frère jumeau de leur père) qui a investit tout son argent dans les recherches. Il vit avec Annabel, une jeune femme indépendante au look légèrement post-punk (Les novices le qualifieront surtout de "gothique").
Annabel n'est pas franchement emballée à l'idée de pouponner deux enfants des bois et pour cause, elle n'a pas du tout l'instinct maternel. C'est au moment de la cohabitation que cette dernière réalise que les enfants ont peut être ramené un petit souvenir de leur long séjour champêtre.

J'ai beaucoup aimé la photographie et même si le principe de ce genre de films c'est la mise en scène facile avec le hors-champ et la "peur du noir", on apprécie. Le son a quelque chose de mirifique, je ne sais pas si c'était seulement prévu pour la diffusion en salle ou si on pourras se le refaire en ayant un home cinéma, mais c'est vraiment bien traité. On est complétement immergé dans le film grâce au sound design.


Ce qui m'a evidemment plut c'est le traitement des personnages. Une distribution de qualité. Comme je vous le disais les deux gamines sont incroyables et je découvre Jessica Chastain dans un tout autre registre. Je n'avais pas revu Nikolaj Coster-Waldau dans un film depuis La chute du faucon Noir, à vrai dire, j'ai un peu zappé ce qu'il a fait entre temps, si ce n'est un rôle anecdotique dans Kingdom Of Heaven. Je suis surtout adepte de son "Jaime Lannister" dans Game of Thrones. Mais passons, car il faut le reconnaitre, Nikolaj n'est pas la personnalité marquante de ce film, il sert davantage de fair-valoir à la trame pour introduire le personnage d'Annabel, qui n'aurait rien eu à faire avec les deux fillettes, si ce n'est pas le biais de Lucas. Car Jessica Chastain crève l'écran, c'est un fait. Autant Mamà est un personnage que l'on croit cerner entièrement, qui nous surprend pourtant mais reste constant en finalité, autant Annabel est un personnage évolutif. La question de vouloir être mère ou pas. De le devenir malgré soi, de croire que l'on pourras être à la hauteur. La folie ou encore l'opposition.
Je reconnait que beaucoup auront du mal avec le dernier acte qui vire au lyrique et gâche un peu la continuité de la trame, mais c'est justement ce qui renfloue l'histoire à mon goût. Et je crois même avoir été surpris par le dernier cliffhanger, même si l'évidence la dénonçait.
Un bon moment que je conseille aux amateurs du genre.

MUD, sur les rives du mississipi




Mud c'est un peu l'apprentissage de l'amour à travers la vision d'un garçon de quatorze ans et sous trois angles différents. C'est l'apprentissage de la vie à travers la perception chimérique d'un homme dont la passion transcende tous les obstacles.

Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c’est aussi un homme qui croit en l’amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérément besoin de se raccrocher pour tenter d’oublier les tensions quotidiennes entre ses parents. Très vite, Mud met les deux adolescents à contribution pour réparer un bateau qui lui permettra de quitter l’île. Difficile cependant pour les garçons de déceler le vrai du faux dans les paroles de Mud. A-t-il vraiment tué un homme, est-il poursuivi par la justice, par des chasseurs de primes ? Et qui est donc cette fille mystérieuse qui vient de débarquer dans leur petite ville de l’Arkansas ? 





Ce film est d'une extrême beauté. Il s'y mêle innocence et réalité féroce. De grands espaces de l’Amérique du Sud, industrielle, ensoleillée et perdue, ils nous abreuve d'une certaine poésie sous le regard d'un jeune garçon pleins d'espoirs touchants. Au final, on croit que l'histoire nous raconte Mud, mais Elle nous parle davantage d'Ellis, c'est un récit initiatique. Tye Sheridan m'a tué. Ce jeune acteur est d'une vérité désarmante dans son jeu. Le réalisateur a sut lier chaque protagoniste. Le film est lent, mais on ne s'y ennuie pas, on apprend, on respire et on espère. Ce que j'ai aimé dans cette histoire, c'est qu'elle m'a surpris par tous ces aspects. Ellis découvre brusquement que l'amour n'est pas éternel et qu'il est surtout fragile. L'image réconfortante de parents qui s'aiment se déchire soudain et le garçon cherche de nouveaux repères. C'est en rencontrant Mud qu'il croit que ses idéaux vont reprendre vie. Mais quand on est encore dans l'enfance on a des rêves plein la tête. Mud lui raconte une jolie histoire remet du baume au cœur d'Ellis, l'espoir n'est pas vain.  Au final, les choses s'enchainent et la réalité s'installe. Froide et exigeante, mais poétique.
Le langage cinématographique traduis tout ce que l'histoire ne conte pas clairement, Mud et le Mississippi sont intrinsèquement lié. Grand, énigmatique et faussement serein. Les inserts parlent, les regards communiquent et les silences dévoilent tout. Nous sommes plongés dans le récit quasi onirique d'un rêve d'enfant qui compose avec l'existence. Qui est l'homme? Qui est l'enfant? Les relations humaines sont profondes et authentique. Ce film est magnifique.



The Great Gatsby






Ben Gatsby, il est pas si magnifique que ça. Je me suis fait chier! Mais CHIER, un truc de malade! J'ai crut discerner quelques petites émotions ça et la. Pure illusion, comme tout ce qui attrait à ce film. Armstrong s'est fait démonter sa BO par un JayZ epileptique ! Tobey Maguire et Léo se retrouvent seuls au milieu d'un sacré merdier. Comment sauver un film qui se tire une balle dans le pied à chaque scéne. Avec une actrice principale, dont le personnage, voulu touchant et fragile, se relève être un véritable gâchis. Ce n'est peut être pas la faute de Carrey Mulligan ou alors c'est entièrement la sienne. Mais la Golden Girl, alias la nenette la plus lâche que j'ai put voir depuis un moment au cinéma, est une pure déception. Il n'y a aucune circonstance atténuante au comportement couard de son personnage. Ce manque de reconnaissance, cet engouement puéril pour la facilité et cette fidélité en carton m'ont achevés. Cette grognasse sans consistance proche des péronnelles des livres à l'eau de rose [ou la jeune fille candide se fait trousser par un Borobrute qui lui apprend la vie], fout le film parterre. Si encore cela était construit de façon intelligente. Pourquoi est-elle si artificielle ? Éducation? Traumatisme? Gène? Kryptonite? Donnez moi une raison!!! ça ne tient pas, car elle est simplement détestable cette poule de luxe. A peine magnifiée par la vision que Gatsby en as.
Donc Parlons 3D. Bien que je n'en ai, heureusement, pas profité, je n'en comprend pas l'utilité, hormis les trois effets de profondeurs présent en début et fin de générique. Niet.

Encore une preuve que ce film qui se voulait intéressant et prometteur, de par son visuel signé Baz Lurhmann, n'est qu'une vaste entourloupe.

Il y avait pourtant tous les ingrédients pour réussir la recette. Bien que ce bousin ait pour seule ambition de n'être qu'un vieux plat réchauffé de "Moulin Rouge", il n'en atteint même pas le dizième. Serpentins, paillettes, feu d'artifice, couleur brillantes et lardons pleins de fric, Pas de magie. Et au final, la photographie qui se voulait similaire aux œuvres précédentes de Baz, est limite gerbante. Trop de trop, de l'image de clip sacralisée, un manque d'originalité et de renouveau, l'age d'or est bel et bien révolu, quand au romanesque il est sans doute séquestré à la cave. On ne m'attrape pas en me fourrageant les cavités oculaires avec de la poudre moi Monsieur, j'ai lut des livres et je prie pour que votre imagination vous revienne! On sent juste la caresse du vent à travers la salle de cinéma et on prie juste pour qu'il se passe quelque chose de concret, ou, au minimum, parvenir à s'attacher à un personnage. Ils manquent tous tellement de saveur (a deux exceptions près, j'y reviendrai), leur psyché, leur réactions sont tellement surréalistes. On dirait une pièce de théâtre mal jouée ou les protagonistes sont interdit de spontanéité. Même convenues des obligations d'une société bourgeoise friquée, ces personnages ne peuvent décemment PAS ne rien ressentir?! Ressentir le vide dont ils se remplissent! Deux couillons s'évertuent à réaliser leur rêves et ils passent pour des cons.
Car avouons le, comme je le disait précédemment Leo et Tobby se démènent seuls, tels deux Don Quichotte sans monture, contre toute une armée de moulins a vents.
On ne peut même pas se consoler en se disant qu'il y aura au moins eu quelque chose de vrai dans ce film. Un lien unique entre deux personnages, une histoire d'amour impossible que les éléments se seront évertués à dissoudre dans le néant. Et bien non, Amour à sens unique, espoirs déçus face à la lâcheté et chaperon en dépression.







Au final, je crois que je vais écouter ce qu'on me dit depuis le début. Aller voir la vieille version et constater un vrai film !



Spring Breakers


Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement, épileptiques s'abstenir.
Pour financer leur Spring Break, quatre filles aussi fauchées que sexy décident de braquer un fast-food. Et ce n’est que le début… Lors d’une fête dans une chambre de motel, la soirée dérape et les filles sont embarquées par la police. En bikini et avec une gueule de bois d’enfer, elles se retrouvent devant le juge, mais contre toute attente leur caution est payée par Alien, un malfrat local qui les prend sous son aile…



Tu vois l'affiche et tu te dit : God Damn, James Franco + quelques anciennes égéries Disney. Qu'est ce que ça peut bien donner ? Générique, ouep, ça commence déjà a piquer les yeux par le choix de la police de lettre, ça brille, c'est édulcoré comme les éclairages d'une boite de nuit bling-bling. Mais c'est un choix construit. On commence a le comprendre au fur et a mesure du film. Déjà le cadrage est bien définit. 


Pour introduire, une critique qui m'a bien fait rire :
« c'est vraiment mal filmé, tout c'est gros plans, le floutage a outrance c'est limite écoeurant et ce n'est pas en faisant systématiquement des gros plans sur des paires de seins et de fesses que ça montrera a quoi ressemble une société même si les scènes où l'alcool, le sex (un peu) et la drogue sont très présent, c'est assez limité. »

Donc, la réalisatrice a choisit de faire beaucoup de plans d'inserts, a but esthétique a première vue. Mais je pencherai plutôt, a dessein informatif. Pourquoi ? Déjà le montage est particulier. Il y a tellement d'images a la seconde qu'on pourrait croire qu'on est en train de faire une crise d'épilepsie. Es-ce que la réalisatrice a voulut nous faire un clip vidéo avec 60 images a la seconde ? Voilà, c'est tellement découpé, tellement de plans d'avant, de plan d'arrière, de replan, qu'il faut que les inserts soient la. Pour éviter que le spectateur soit trop pommé. Oui monsieur, ils expliquent.
Pour ce qui est du sexe au sens propre du terme, il y en a 0% durant le Spring Breaker. S'il y a bien une chose que ce film ne fait pas, c'est tombé dans la scène de sexe facile. Pour ceux qui attendent de la baise, il vous donnera davantage faim qu'il ne vous rassasiera. Vous avez une tension sexuelle certes, du nichon & de la fesse, mais tout ceci est savamment contrôlé et bien cadré. Il n'y a pas d'image trop lisse ou cherchant à embellir [des couleurs épileptiques, oui] ( même si les protagonistes pensent être l'image d'une certaine perfection/ Ils sont constamment en quête de leur propre image en vérité), c'est de la chair, de la vraie, avec mouvement, grumeaux, cellulite et grain de peau. Des êtres humains quoi.


Concernant l'atmosphère du film, a première vue, on ne sait jamais ou on crèche. Tantôt nimportnawak, tantôt sentimental et mélancolique, un peu documentaire a la strip-tease aussi. Bande son de Cliff Martinez (Drive) associé a Skrillex.
[« Tu vois, moi j'ai ça dans ma chambre tavu ! Et j'ai ça aussi, tavu ? Matte mes tee-shirts de marque, tavu ?! », le tout avec un sourire de gamin rassasié]

La narration est marquante d'une certaine manière. Notamment concernant plusieurs personnages. Par l'image, nous sommes proches d'eux, mais comment la narration nous les décrit, nous n'avons rien en commun. Comme si ces protagonistes étaient des personnages bien stéréotypés d'un film surréaliste. Car, nous pauvres européens aux excès limités, qu'avons nous de commun avec le fameux Spring Break ? Certainement par le Hellfest en tout cas, car qui viendrais se rouler en bikini dans la gadoue ? Bref, je m'égare, il y a donc un côté très surréaliste dans ce fucking film. Parmi les moments marquants, James Franco aime les petites filles qui ont de gros engins et il a réussit a me faire aimer Britney Spears. [Non, je n'ai jamais écrit ça !]


J'ai lut « La plus grosse blague du film, pour moi, est James Franco... c'est sérieux cette caricature du vieux gangsta/rappeur/dealer».
J'ai envie de dire. Quand es-ce que t'as crut que ce n'était pas fait exprès, Après, faut regarder de façon plus profonde. Les mimiques faciales des acteurs elles ne sont pas la pour faire jolis, mais bien pour traduire les émotions du personnage et donc démontrer le jeu d'acteur. Alien ( le personnage joué par James Franco ) est un type plus complexe qu'on ne pourrait le penser a première vue. Mais on ne va pas spoiler plus avant, ça vous gâcherais le plaisir. James Franco surprenant et atypique.

Concernant les demoiselles. Selena Gomez joue Faith, l'innocence en bikini. Elle se cherche et tourne un peu en rond, mais profite a fond de son petit séjour de « remise en question ». Pourtant quand les choses deviennent sérieuses, elle revient très vite à la réalité. Mlle Gomez ne prendrais-t-elle aucun risque pour son premier rôle sérieux au cinéma ?
Viens ensuite Rachel Korine, la femme de la réalisatrice. Enfin, du réalisateur. Oui, oui, il s'appelle Harmony Korine et c'est un homme ( Comme quoi je devrais plus souvent poser des questions a Google, il me rend intelligent ). Bref, osef, Rachel Korine est celle qui se mouille le plus, dans tous les sens du terme. Viens ensuite le duo Ashley benton et Vanessa Hudgens, deux aliens débarquant d'une autre planète, mais je n'en dirais pas plus. Le spoiler est vraiment un défaut que j'ai du mal a contrôler. Ah si, Vanessa Hudgens existe davantage que sa collègue.

Au final, au delà de la critique de la société américaine a la jeunesse décadente, nous avons simplement l'énonciation de faits. A vous de juger.



Oz: The Great and Powerful




Si vous avez l'intention d'aller voir le film: Attention Spoilers! 

Alors je ne sais pas bien ce qu'il s'est passé dans cette salle de cinéma, mais je crois que j'ai été pris a la gorge par une forte odeur de guimauve. Sam Raimi nous avait habitué a tout sauf a ça. As-t-il pris de la drogue ? Avait-il le fisc au cul ? Qu'en sais-je ? J'ai hésité a plusieurs reprises a m'enfuir de la salle a toutes jambes. Mais toujours eu pour principe de ne jamais fuir face aux bouses cinématographiques. Oz qu'est ce que c 'est ? Déjà ça commence en noir&blanc, dans notre monde terne et désespérant d'ennui. On y découvre un jeune charlatan illusionniste et prestidigitateur de bazar, qui rêve de grandeur! Il emballe de pauvres cruches innocentes par le même procédé flippant, tant il est assommant de platitude. Bon, vous me direz, c'est le contexte qui veut ça. Dans ce genre de "conte" les filles sont crétines a manger de la paille et avale les récits invraisemblables du premier beau gosse, a peine charismatique, venu. Cette entrée en matière est pourtant attrayante. Sans doute parce qu'elle se rapproche de la réalité et qu'on s'en sent proche bien qu'on l’exècre. 


Si je ne remet, absolument, pas en cause le talent d'acteur des protagonistes, j'ai en revanche, un sérieux doutes sur les rebondissements, ULTRA prévisibles, du scénario et de la mise en scène. Autant le début semble prometteur, quelques graines de suspens ça et la, James Franco est a fond dans son rôle de magicien du dimanche et colle parfaitement au personnage d'ailleurs, mais une fois arrivé au pays d'Oz.......................... Mayday, mayday! Allo quoi?!


Le film est un avion en piqué prêt a se crasher! Habituellement, les films pour enfants m'inspirent et parviennent même à m'émerveiller ( ex: les cinq légendes, pour le dernier en date), mais la, j'ai juste assisté a un long-métrage en mode série B/Navet/Dora l'exploratrice ( barrez la mention inutile). Disney a pondu des bouses, mais la c'est la palme du mauvais goût. Mila Kunis en sorcière verte pomme est lisse a souhait, pas moche pour un sou, mais numériquement parfaite avec un grain de peau a la Shrek, d'ailleurs on a l'impression qu'elle se fait chier. elle prend un peu d'ampleur quand elle devient enfin une vilaine fille. Pour le coup, j'ai une préférence pour Rachel Weisz dans la peau de la sorcière. Et n'oublions pas Michelle Williams, la pauvre... Enfin bref, ne nous étalons pas, c'est déprimant.

OMG
En fait, certaines choses s'expliquent. Quand on met le doigt sur le nom du producteur, on remonte en arrière et on tombe sur "Alice au pays des merveilles". Mais qui s’attendait a ce que Sam Raimi ( le papa de Xéna, Darkman, Evil Dead, merde quand mémeuh ) se fasse faire un touché rectal par un producteur aussi merdique, juste bon a faire faire une overdose de fraises tagada a son film?
Diantre, es-ce que Sam est parti fumer sa clope pendant le tournage ? J'en perds mes mots et la cohérence de mes propos tellement j'ai été estomaqué de tant de vide!


Si vous y allez, Bonne chance! ( oui je sais, je vous donne envie ^^)